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16 octobre 2014

Abyss, Orson Scott Card


Le Montana revenait d'une mission de reconnaissance dans les Caraïbes. Cent cinquante-six hommes à bord. Plus vingt-quatre missiles, soit cinq fois la bombe qui détruisit Hiroshima. Ce sous-marin pouvait faire sauter la moitié de la planète. Mais il était invincible. Et les Etats-Unis n'étaient pas en guerre.
Le Montana gît maintenant par cinq cents mètres de fond, pauvre jouet cassé dans lequel flottent cent cinquante-six cadavres. Incompréhensible ! Au Pentagone, on s'agite : avant tout, il faut devancer les Russes. Les empêcher d'accéder à l'épave, de violer ses secrets...
Sûrs de leur bon droit, les humains préparent la guerre. Fou dangereux, ils ignorent que dans ces eaux noires et glacées, il existe une autre forme de vie...
Waouh !

Chez les amoureux de la lecture, le débat est clos : les livres sont toujours meilleurs que les films qui en sont tirés. J'aurais tendance à être de cet avis : plus riche, plus profond, le livre dévoile pour moi un univers bien plus complexe que ne peut le faire aucune image, car c'est tout simplement notre imagination qui est au travail ! Le plus souvent donc, je lis le roman avant de voir son adaptation (et ensuite je critique allègrement cette adaptation). Abyss n'a pas dérogé à la règle, sauf que nous sommes ici en présence d'un cas un peu particulier puisque le roman a été écrit d'après le film, et non l'inverse ! (je sais pas vous, mais moi j'en perds complètement mon latin, là.) Ce qui m'a décidé à acheter cet ouvrage ? Le nom de l'auteur évidemment, qui est l'un de mes favoris. Lorsque l'on sait qu'il est question dans cette histoire de huis-clos au fin fond de la mer et de petits hommes verts, pas étonnant que le maître de la SF ait choisi de raconter à sa sauce le film de James Cameron...

Je n'avais pas encore vu le film lorsque j'ai commencé le roman, et l'histoire a donc été une découverte complète. Le livre s'ouvre sur un terrible accident : un sous-marin nucléaire américain qui contient de quoi faire sauter la planète s'échoue a près de 600m de profondeur. Nous sommes en pleine guerre froide, à quelques centaines de kilomètres seulement de Cuba, et le climat est à la psychose générale. Est-ce un engin russe qui a percuté le Montana ? En état d'alerte, les États-Unis doivent à tout prix sécuriser la zone et éviter que les Rouges récupèrent des documents top secret. Problème : un ouragan se prépare et il est impossible de faire venir du matériel américain... Le Pentagone réquisitionne alors une plateforme pétrolière qui croise non loin, la Benthic Explorer. Celle-ci effectue une mission de forage en grande profondeur grâce à Deepcore, un engin capable de résister aux grandes pressions, conçu par une brillante scientifique au caractère abominable nommée Lindsey. Cette dernière, accompagnée de quatre SEAL's (acronyme de Sea, Air, Land : « mer, air et terre » - force spéciale d'opérations maritimes) embarque à bord de Deepcore à la plus grande joie de Bud Brigman, son futur ex-mari. Entre les deux, la tension est palpable. Tout ce petit monde se rend à bord du sous-marin échoué, pour une mission de reconnaissance. Mais ils ne sont pas seuls au fond de l'eau...

Mélangez donc une histoire de couple orageuse, des personnalités explosives, des secrets militaires, la folie liée aux grandes profondeurs et une intelligence extra-terrestre : tadaaaaam ! Vous obtenez un récit extrêmement prenant et angoissant. Complètement agrippée par cette lecture, j'ai littéralement dévoré ce roman en une journée. Orson Scott Card excelle à nous plonger petit à petit dans la paranoïa lors de ce récit qui illustre à merveille la maxime "l'homme est un loup pour l'homme". J'ai beaucoup aimé la façon dont la psychologie des personnages est développée. Enfermés à plus de 600m de profondeur, dans le noir quasi-absolu, coupés de la plateforme à cause de l'ouragan, Bud, Lindsey, le lieutenant Coffey (chef des opérations des SEAL's) et les autres perdent progressivement leur sang-froid et cèdent à la panique. Le huis-clos est cauchemardesque et exaltant. Un bon livre ? C'est chouette. Un bon film ? C'est cool. Mais un bon livre d'après un bon film ? C'est la magie Orson Scott Card/James Cameron, et ça dépote !

Abyss, Orson Scott Card
Éditeur : J'ai Lu
Collection : Science-fiction
Paru en 1989
349 pages
? €
ISBN  2-277-22657-2 


Réalisé par James Cameron - 1989
Avec Ed Harris, Mary Elizabeth Mastrantonio, Michael Biehn...

Évidemment, après la lecture, je me suis précipitée sur le film. Et premier constat : il a remarquablement bien vieilli ! 25 ans après sa sortie, il n'a pas pris une ride, même si l'on imagine que les scaphandres actuels doivent être un peu plus seyants, que les uniformes des militaires ont évolué (et que la moustache a -heureusement- quasiment disparu.) Mais à plusieurs centaines de mètres sous l'eau, la mode, c'est bien le dernier de nos soucis ! James Cameron a employé plusieurs effets spéciaux novateurs, qui ont eux aussi très bien supporté le passage des ans. Mais si tout cela est aussi crédible finalement, c'est parce que le tournage s'est effectué dans des conditions extraordinaires, et que tout a été mis en place pour que la plupart des scènes soient aussi réelles que possibles. Ainsi, les acteurs ont effectuée la majorité de leurs cascades eux-même, et passaient près de 10h sous l'eau les jours de tournage. Mais comme aucun plateau immergé n'offrait assez d'espace, James Cameron a vu grand : il a fait remplir un réacteur de centrale nucléaire désaffectée de millions de litres d'eau pour simuler les grands fonds marins. L'aquarium géant ainsi créé faisait 13m de profondeur !


Le tournage a été extrêmement éprouvant pour tous. Plusieurs acteurs ont craqué, physiquement ou moralement. Peut-être est-ce mon imagination, mais je trouve que cette difficulté et cette tension se ressentent dans le film, et contribuent à créer une atmosphère particulièrement oppressante. Pendant tout le film, je me suis dit et répété que si j'étais actrice, je n'aimerais vraiment pas tourner dans un film comme celui-là. Recevoir des litres d'eau dans la figure, barboter dans de la flotte gelée, et passer 10h par jour dans le noir... non merci !


Le jeu des acteurs est vraiment extraordinaire, surtout lorsque l'on connaît la vérité à propos du tournage. L'ensemble est rythmé, angoissant à souhait, assez psychologique bien que bourré d'action. Si vous avez envie de le regarder, je vous conseille la version longue (2h45mn) qui contient une scène assez importante qui permet de mieux comprendre le rôle de l'intelligence extra-terrestre. C'est d'ailleurs l'apport majeur du roman par rapport au film : Orson Scott Card s'est attaché à raconter l'histoire non seulement du point de vue des humains enfermés dans Deepcore mais également de celui des extra-terrestres. Ces passages nous offrent les éléments de compréhension qui font un peu défaut dans le film. L'auteur a également pris la liberté de fouiller le passé des personnages principaux (Bud, Lindsey, Coffey), nous permettant de mieux saisir les liens complexes qui existent entre eux, ou d'adoucir l'image parfois caricaturale des protagonistes dans le film (Caffey en cow-boy complètement fou). Mon seul bémol, c'est cette fin un peu trop niaise et pleine de bons sentiments !

Que vous soyez plutôt livre ou film, je vous recommande chaudement cette histoire palpitante qui ne manquera pas de vous donner quelques sueurs froides.

03 mai 2012

Le Trône de Fer (L'intégrale 1), G.R.R Martin


Le royaume des sept couronnes est sur le point de connaître son plus terrible hiver : par-delà le mur qui garde sa frontière nord, une armée de ténèbres se lève, menaçant de tout détruire sur son passage. Mais il en faut plus pour refroidir les ardeurs des rois, des reines, des chevaliers et des renégats qui se disputent le trône de fer, tous les coups sont permis, et seuls les plus forts, ou les plus retors s'en sortiront indemnes...
 Coup de cœur !

Un article difficile à rédiger aujourd'hui, pour de multiples raisons... Tout d'abord l'énormité de l'œuvre à laquelle je m'attaque. Essayer de résumer Le Trône de Fer, c'est un peu comme expliquer Le Seigneur des Anneaux en trois phrases : impossible. Ensuite, en raison du passif que je peux avoir avec cette histoire que l'on voit partout, tout le temps, sur laquelle tout est dit, dévoilé, analysé... comment livrer une opinion la plus simple et honnête possible lorsque l'on a été autant influencé, malgré soi, par tous les avis qu'on a vu ou lu ? Et enfin, tout simplement car c'est la série qui m'a poussée à la lecture du roman et non l'inverse, ce qui fausse les images auparavant "neutres" que j'aurais pu me faire des personnages, des décors, etc. Bref, vous l'aurez compris, une chronique sur le Trône de Fer, c'est tout un challenge.

Je vais donc essayer de vous livrer mes impressions d'une manière fluide et concise pour éviter l'article fleuve qui ne manquerait pas de survenir si je ne bridais pas un peu mes sentiments. Le Trône de Fer m'a immédiatement rappelé une autre œuvre massive de la fantasy, je veux parler bien entendu de  l'excellent Assassin Royal de Robin Hobb. Ces deux sagas sont en effet construites sur un modèle qui privilégie l'aspect psychologique à l'action, ce qui est loin de me déplaire dans la mesure où il y a tout de même énormément de rebondissement et de retournements de situation. Querelles intestines, coups bas, trahisons et alliances, l'œuvre de G.R.R Martin est une colossale fresque d'inspiration médiévale. La fantasy y est moins présente que dans l'Assassin Royal et bon nombre de romans qui se réclament de ce genre ; peut-être est-ce là l'une des clés de son succès car il séduira autant les amateurs d'histoire que les amoureux de magie. Pour ma part, j'ai été complètement absorbée dès les premières pages, et cette lecture fut jubilatoire.

L'emblème et la devise de la maison Stark
Le Trône de Fer, c'est donc l'histoire de la lutte pour le pouvoir. Pour vous rendre mieux compte de l'étendue et de la complexité de l'univers créé par l'auteur, je vous invite à jeter un coup d'œil à deux infographies réalisée par Magda Maslowska. Le monde dans lequel se déroule l'histoire, outre le fait de posséder une géographie qui lui est propre, présente quelques particularités comme une saisonnalité allongée (les hivers et les été peuvent durer une dizaine d'années) ou l'existence d'animaux que l'on qualifierait de fantastiques (les loups géants). Nous suivons principalement les péripéties de trois maisons : les Stark,  les Lannister et les Targaryen. Pour ne pas surcharger mon article, je vous invite à visiter cette page si vous voulez en savoir plus. L'histoire alterne le point de vue d'un des protagonistes à chaque chapitre ; il faut donc être concentré pour saisir correctement les liens qui les unissent. Et c'est là que le fait de regarder la série avant ma bien aidé puisque j'ai d'emblée mis des visages sur les noms et ne me suis pas perdue une seule seconde. La langue est très riche, parfois trop au goût de ceux qui ont lu le texte en anglais. Beaucoup ont en effet pointé du doigt un style exagérément travaillé et alambiqué, une "patte" du traducteur trop prononcée et éloignée du texte d'origine. N'ayant pas eu l'occasion de comparer les deux versions, cela ne m'a pas  franchement dérangé. J'ai apprécié la diversité du vocabulaire (j'ai rarement appris autant de mots en lisant un roman !) et même les tournures un peu désuètes car elles permettent de se plonger immédiatement dans l'ambiance. Je manque de mots pour décrire tous les sentiments qu'a suscité cette lecture et m'aperçois que je suis bien incapable de résumer correctement quoi que ce soit tellement la tâche est vaste. J'espère juste que mon enthousiasme transparaît à travers ces quelques lignes et ne saurais que vous conseiller de vous jeter sur ces ouvrages.

Quelques personnages de la saga (de gauche à droite) : Jon Snow, bâtard d'Eddard Stark, Daenerys Targaryen, fille exilée du "Roi Fou", Cersei Lannister, épouse du roi, Jaime Lannister, son frère jumeau et leur frère,  Tyrion Lannister, surnommé le Lutin

Vous l'aurez compris, Le Trône de Fer est une saga immanquable dans laquelle je me suis plongée corps et âme, jusqu'à en rêver la nuit. La première saison de la série est véritablement enchanteresse, très fidèle à cette première intégrale. Même s'il n'est pas possible de rendre compte de toutes les subtilités du roman, j'ai trouvé le scénario extrêmement bien adapté et les acteurs formidables. Je vous recommande donc chaudement cette œuvre magistrale !


Le Trône de Fer (l'intégrale 1), G.R.R Martin
Éditeur : J'ai lu
Collection : Semi-poche
Paru en 2010
790 pages
15.90 €
ISBN 978-2-290-01943-6

5/20

27 avril 2012

La stratégie Ender : le film !



Le best-seller d'Orson Scott Card fait actuellement l'objet d'une adaptation par les studios Summit Entertainment (rachetés par Lionsgate). Le projet ne date pas d'hier puisqu'en 2003 déjà, Wolfgang Petersen avait été pressenti pour réaliser une adaptation. Le projet tombe finalement a l'eau courant 2007. Orson Scott Card avait d'ailleurs déclaré qu'il en se sentait pas vraiment à l'aise avec l'orientation prise par le projet.

Mais les studios ont bien compris l'intérêt de cette histoire (rappelons que La stratégie Ender et sa suite, La voix des morts, ont tous deux remporté le prix Nebula ET le prix Hugo). Le film sera donc finalement réalisé par le sud-africain Gavin Hood, responsable -entre autres- du médiocre "X-Men Origins : Wolverine". Prévue initialement le 15 mars 2013 aux États-Unis, la sortie a été repoussée au mois de novembre.


Niveau casting, le jeune Asa Butterfield incarnera Ender, Abigail Breslin et Jimmy Pinchak serons respectivement Valentine et Peter (frère et soeur d'Ender), Harrison Ford le colonel Graff et Ben Kingsley Mazer Rackham, le héros légendaire. (casting complet disponible ici)

Le tournage a lieu en ce moment même en Louisiane. Le tumblr officiel nous dévoile petit à petit les premières images, fort alléchantes. Bien que les enfants choisis soient nettement plus vieux que dans le roman (Ender a 6 ans lorsqu'il quitte sa famille), je les trouve plutôt convaincants. Apparemment, rien n'est laissé au hasard puisque pour évoluer de façon crédible dans les scènes sans gravité, les acteurs subissent un véritable entraînement digne d'un astronaute. 

Espérons juste que La stratégie Ender ne devienne pas une franchise adolescente pleine de bons sentiments et que le réalisateur évite le plantage "X-Men"...

29 mars 2012

Hunger Games : le film !


Il fallait bien s'y attendre, les articles sur l'adaptation cinématographique du best-seller de Suzanne Collins fleurissent sur la toile depuis sa sortie nationale, mercredi 21 mars. Aujourd'hui, vous aurez donc droit... à un article de plus haha !

Toi aussi, fais comme tes petits camarades !


Alooooors, commençons par le commencement. Sachez tout d'abord que j'ai adoré les romans, comme beaucoup de monde. Pour faire face aux critiques, j'ai lu/vu Battle Royale qui m'avait franchement mis une claque à l'époque et je n'ai qu'une chose à dire : arrêtez de vouloir comparer les deux ! Je me suis "amusée" à lire les critiques très négatives sur Allociné pour voir ce que l'on reprochait à Hunger Games et la majorité des récriminations concerne ce fameux concours de bi*es entre les deux œuvres. Je comprends les déçus, les admirateurs de première bourre, les puristes qui ne voient en Hunger Games qu'une pâle copie édulcorée de Battle Royale, mais je  ne suis pas d'accord avec ceux qui accusent les effets voulus par l'auteur et le scénariste. Ben oui, les gens du Capitole sont ridicules... c'est le but, pas besoin de dire qu'ils ne ressemblent à rien ! Donc chers/chères Battle Royalistes, admettez l'existence et la qualité de deux œuvres qui sont finalement très différentes, ne mélangez pas les torchons et les serviettes, et n'allez pas voir ce film juste pour le comparer...

Bon alors, mais y s'passe des trucs dans c'film ou bien ?
Ô toi, lecteur de ce blog, je te préviens : si tu n'as pas fait l'effort de lire les romans, certains passages du film pourraient te sembler... pourris. Ou complètement niais (ce qui va souvent ensemble vous me direz). Pour les fans de la première heure, attendez vous à être comblés ! Je ne pense pas m'avancer en disant que tout le monde a été agréablement surpris par la fidélité du film à l'univers de Suzanne Collins, même si on chipote toujours pour quelques trucs qu'on imaginait un peu plus comme ça, et moins comme ci.

Sachez donc que ce film m'a enthousiasmée, même s'il présente à mon avis quelques défauts notables. J'y ai cependant bien retrouvé l'ambiance du roman. C'est là que je me suis rendue compte que l'écriture de Suzanne Collins est extrêmement visuelle car les personnages et les décors correspondaient vraiment à mes attentes. Jennifer Lawrence est absolument solaire dans le rôle de Katniss. Bien que j'aie vu le film en français, son jeu m'a paru très juste et convaincant. Et puis même si c'est un critère tout à fait superficiel, c'est une actrice que je trouve vraiment magnifique, très différente de l'image de la "belle" qu'on nous balance habituellement dans les blockbuster américains (je vomis Cameron Diaz). 

*bave*
 Je passe rapidement sur les autres (Lenny Kravitz en Cinna, il fallait oser mais le pari est réussi) que j'ai beaucoup aimé aussi, même si Peeta use et abuse un peu trop souvent à mon goût de sa tête de chien battu. Souris mec, ça pourrait être pire (tu pourrais avoir ramassé des tas de sangsues bien dégueu dans ta mare, ou mourir d'un vilain filaire de Médine) !

Jennifer, laisse-moi te dire que tu es une petite chanceuse !
 Comme dans le bouquin, le début m'a paru un peu long mais nécessaire pour bien poser les bases de l'univers, et puis j'étais de toute façon bien trop excitée pour en tenir vraiment compte. Une fois dans l'arène en revanche, tout s'enchaîne très vite et la tension est bel et bien là !  Je ne suis guère impressionnable ou émotive en regardant un film (bon, oui, j'ai pleuré des centaines de fois devant l'Ours de Jean-Jacques Annaud) mais cette adaptation est vraiment très forte. Entre deux frissons et élans épiques, j'ai même franchement pleuré lors de la mort de vous-savez-qui, mais ça c'est à cause du geste qui tue : 

*chiale*
 Je dis OUI ! pour les quelques scènes bien crades (je songe notamment aux guêpes) qui ne sont pas trop "disneyisées" (mais si, vous voyez ce que je veux dire !). Bon, un peu évidemment, mais ça passe grâce à la caméra à l'épaule qui permet d'inclure beaucoup de mouvement, donc d'éviter les trucs les plus glauques tout en suggérant plein de choses. En parlant de caméra à l'épaule, voilà ma principale récrimination... Dans l'arène, ça passe, c'est même plutôt indiqué lors d'une chasse à l'homme pour plonger le spectateur aux côtés des personnages. Mais en ce qui concerne toute la première partie du film... What the fuck ? Y aurait-il un cameraman parkinsonien ? Les quinze premières minutes sont assez insoutenables, méfiez-vous si vous avez le mal de mer, vous pourriez bien rendre votre maxi pop-corn à 8.50 €. On se rend d'ailleurs bien compte que cet effet n'apporte strictement rien à l'introduction du monde de Katniss, et dessert même la suite puisque les tueries sont filmées comme la petite balade en forêt de l'héroïne au début de l'histoire. Y compris dans l'arène, j'aurais souhaité plus de plans larges ou fixes (je songe notamment à la scène de combat sur la corne d'abondance où certains plans sont pris de haut : instructif et agréables mais bien trop furtifs). Voilà d'ailleurs la seule chose qui m'a vraiment dérangée dans ce premier volet.

Bon, dis comme ça, on dirait vraiment que j'ai trouvé plein de défauts mais je vous rassure : j'ai passé un excellent moment ! Il est toujours plus facile de pointer les petits travers que d'encenser ce qui nous a plu sans s'enfoncer dans le prosélytisme donc je vous laisse courir voir ce film et vous faire votre propre idée !

Et la suite : La petite arène dans la prairie !

16 janvier 2012

Le Silence des Agneaux, Thomas Harris


Il s'appelle Hannibal Lecter. Il est psychiatre. Emprisonné à vie pour une série de meurtres sanglants, il est la plus grande autorité du pays en matière de démence criminelle. Pour comprendre les motivations secrètes d'un psychopathe qui terrifie l'Amérique, la police a besoin de ses "intuitions". Mais Lecter n'accepte de communiquer qu'avec Clarice, jeune agent spécial du FBI. Si elle veut bien lui parler d'elle-même, de son enfance, de ses peurs intimes, peut-être l'aidera-t-il à trouver le tueur... Ou le tueur à la trouver...
Coup de coeur !

Il y a des occasions à ne pas louper. Trouver le coffret Dragon Rouge / Le Silence des Agneaux en parfait état à Emmaüs pour 20 centimes en est une. Je n'ai pas résisté à l'envie de redécouvrir l'univers terrifiant d'Hannibal Lecter en ce début 2012 ! Bien que Dragon Rouge marque la première apparition de Jack Crawford et d'Hannibal le cannibale, j'ai préféré lire Le Silence des Agneaux pour enchaîner ensuite directement avec le film. C'est d'ailleurs grâce à ce dernier que j'ai découvert ces personnages devenus légendaires... 

Je connaissais donc l'histoire avant de me plonger dans le roman, mais cela n'a pas gâché ma lecture une seule seconde. A l'image de Shutter Island de Dennis Lehane, connaître la fin ne ruine pas forcément le suspense ; on profite même de cette lecture pour redécouvrir certains aspects qui nous avaient échappé, tant l'univers est complexe et profond. Thomas Harris a su créer une histoire terrible, fascinante, qui n'a rien à envier aux pires histoires criminelles que l'on voit chaque jour dans les médias. 

L'auteur fait preuve d'une facilité déconcertante à poser son décor et ses personnages. Tout est subtilement amené grâce au début in medias res : Thomas Harris évite les écueils des descriptions ennuyantes et bancales. De manière générale, les personnages sont davantage présentés psychologiquement que physiquement, ce qui n'est pas pour me déplaire. Mon protagoniste préféré est sans aucun doute Hannibal, un psychiatre dont le génie n'a d'égal que la folie. Enfermé depuis 8 ans dans une prison très haute sécurité, il consent à aider Clarice Starling mais ses motivations ne sont jamais claires. Sa complexité en fait un personnage fascinant, perturbant, dangereux, mais également extrêmement attirant. A côté de lui, les autres paraîtraient presque fades... Ils possèdent pourtant tous un caractère très fouillé, notamment Clarice, héroïne bien malgré elle de ce sombre récit. Jeune femme dynamique, ambitieuse et courageuse, elle ne recule devant rien pour percer le mystère Hannibal, et la relation qui s'instaure entre eux est particulièrement intéressante. Ses échecs ne la rendent que plus volontaire, et ce côté très battant donne du dynamisme au récit. J'ai également beaucoup aimé le meurtrier, "Buffalo Bill", paroxysme de démence. Qu'est-ce qui peut donc pousser une personne à commettre de tels actes ? Ne cherchez pas de réponse simple : il n'y en a pas. Thomas Harris ne cède jamais à la facilité ou à la psychologie de comptoir, non plus qu'à la violence gratuite ou aux scènes gores (même s'il y en a, vous vous en doutez). L'une des plus grandes réussites de ce roman est sans conteste l'atmosphère sombre et angoissante, palpable dès les premiers chapitres.

En plus d'avoir su créer une légende, Thomas Harris s'impose comme un véritable maître du suspense et de la terreur. L'histoire, magnifiquement portée par la présence d'Hannibal, se révèle implacable, parfaitement pensée. Un chef d'oeuvre du genre !

Le Silence des Agneaux, Thomas Harris
Éditeur : Pocket
Collection : Pocket Terreur
Paru en 2001
378 pages
6.10 €
 ISBN 9782266047449

5/26
Retrouvez mon avis sur le blog du Challenge ABC 2012

 8/20


Le film :


Réalisé par Jonathan Demme - 1991
Avec Anthony Hopkins, Jodie Foster, Scott Glenn, Ted Levine...
Interdit au moins de 16 ans

J'ai vu le film avant de lire le roman, et j'en garde un souvenir particulièrement clair. Je n'avais pas respecté la limitation d'âge (mais qui le fait ?) et j'ai donc dû le regarder vers 13 ou 14 ans. Pourtant, près de six ans plus tard, je me souvenais encore parfaitement de certaines scènes, voire même de dialogues. Le Silence de Agneaux est de ces films qui, quel que soit l'âge auquel on peut le visionner, marque profondément. Voici à mon sens un superbe exemple d'adaptation cinématographique réussie. Même si certains évènements ont été mis de côté ou simplifiés, l'ambiance est parfaite, et les "raccourcis" n'entravent pas la compréhension de l'histoire. Il est certain qu'il est difficile de retranscrire la complexité d'un tel thriller ; Jonathan Demme a su en saisir l'essence afin de réaliser un film très fidèle et angoissant.

J'aime beaucoup imaginer le casting éventuel lorsque je lis un roman. C'est un petit jeu dangereux car lorsqu'une adaptation est effectivement réalisée, le choix des acteurs peut être particulièrement décevant lorsqu'on a déjà une idée précise en tête. Bien entendu, le visionnage du Silence des Agneaux précédant ici la lecture, la question ne s'est pas vraiment posée, mais j'ai adoré redécouvrir Anthony Hopkins en terrifiant psychiatre cannibale. Plus on avance dans le film, plus il acquiert de la légitimité, et plus il "habite" le personnage. Lors de la lecture, je me disais que je n'aurais pas forcément opté pour cet acteur, mais son interprétation est tellement magistrale qu'on ne peut qu'être d'accord avec ce choix. 



Jodie Foster colle assez bien au personnage de Clarice Starling. Quant à Ted Levine, qui incarne "Buffalo Bill", le tueur démentiel, j'ai beaucoup aimé son interprétation. Étrangement, j'imaginais bien Philippe Katerine dans un tel rôle, et je me suis aperçue ensuite que les deux se ressemblaient un peu.


Un film dont je recommande donc chaleureusement le visionnage, même après avoir lu le roman !

29 avril 2011

Shutter Island, Dennis Lehane / Shutter Island, Christian de Metter d'après le roman de Dennis Lehanne

Nous sommes dans les années cinquante. Au large de Boston, sur un îlot nommé "Shutter Island" se dresse un groupe de bâtiments à l’allure sinistre. C’est un hôpital psychiatrique dont les patients, tous gravement atteints, ont commis des meurtres. Lorsque le ferry assurant la liaison avec le continent aborde ce jour-là, deux hommes en descendent : le marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule. Ils sont venus à la demande des autorités de la prison-hôpital car l’une des patientes, Rachel Solando, manque à l’appel. Comment a-t-elle pu sortir d’une cellule fermée à clé de l’extérieur ? Le seul indice retrouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle on peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente. Oeuvre incohérente d’une malade ou cryptogramme ? Au fur et à mesure que le temps passe, les deux policiers s’enfoncent dans un monde de plus en plus opaque et angoissant, jusqu’au choc final de la vérité.

Je connaissais déjà l'histoire et donc la révélation finale -qui est totalement saisissante- puisque j'ai vu le film avant de lire le livre, mais cela ne m'a aucunement dérangé. J'ai au contraire pu savourer tous les détails de ce thriller psychologique haletant, et comprendre encore mieux les ficelles et astuces de l'auteur pour créer du suspense et tromper le lecteur jusqu'aux dernières pages.

Ce roman s'est révélé être une lecture vraiment très agréable, tant au niveau de l'histoire que de la forme. Le style est très fluide, permettant une lecture rapide et plaisante. La narration est ponctuée de nombreux dialogues qui donnent du dynamisme à un récit basé sur l'attente, l'immobilisme et la passivité subie des personnages. Le contraste créé est intéressant et très angoissant.

A l'instar du personnage principal, nous sommes peu à peu gagnés par la folie latente. Dès les premières pages, l'impression d'avoir été pris dans un complot qui nous dépasse ne nous quitte plus et la peur survient de notre incapacité à savoir ce qui se passe réellement, à distinguer le vrai du faux. La révélation finale nous plonge dans un abîme de perplexité : comment l''auteur est-il parvenu à nous tromper pendant autant de temps ? Tout s'éclaire dans un final à couper le souffle et un suspense insoutenable. Même en sachant pertinemment  tous les tenants et aboutissants de cette histoire, je n'ai pas pu m'empêcher d'être bluffée. Dennis Lehane réussit à instaurer une ambiance hors du commun qui fait de ce thriller psychologique un vrai bijou que je conseille à tous les amateurs de suspense, de théorie du complot et de retournement de situation.

Shutter Island, Dennis Lehane
Éditeur : Rivages
Collection : Rivages Noirs
Paru en 2009
8.15 €
ISBN 978-2-7436-2006-6

5/20

Lecture commune Livraddict du 29/04/11 :


☼ Scénario : cette bande dessinée est très bien construite. En seulement 120 pages, Christian de Metter parvient à nous faire ressentir la folie et la complexité d'un polar totalement machiavélique. Il excelle dans la création du suspense et du sentiment d'attente grâce à des cases muettes qui se concentrent sur des détails : un nuage, des cailloux, un gros plan sur un visage... Les protagonistes principaux se ressemblent énormément, ce qui ne facilite pas la lecture, du moins les première pages. Malgré cela, l'artiste nous embarque très vite dans l'histoire angoissante et pleine de surprises, et l'on ne ressort pas indemne de cette lecture.
☼ Dessin & couleurs : Christian De Metter réussit une prouesse technique en arrivant à donner une véritable identité visuelle au roman de Lehane. Il réalise ses aquarelles directement au pinceau, permettant cet effet brumeux si particulier qui est un réel plaisir pour les yeux. Il manie avec brio sa palette d'ocres, de bruns et de sépias entrecoupés de noirs profonds et de blancs éblouissants. Ses jeux d'ombre et de lumière sont particulièrement réussis et instaurent une atmosphère pesante et inquiétante. Le tout donne l'impression d'une photo vieillie, surannée, et d'une folie omniprésente qui retranscrit parfaitement l'ambiance qui émane du polar de Lehane. Voilà une des plus belles adaptations que j'aie jamais vu !


+ La parfaite adéquation entre le style du dessinateur et le récit.
- Un prix un peu élevé qui pourra en décourager plus d'un.

Commentaire général : une véritable réussite ! Le graphisme est époustouflant et parfaitement adapté à l'histoire.

Sutter Island, Christian de Metter d'après le roman de Dennis Lehane
Éditeur : Casterman
Collection : Rivages/Casterman/Noir
Paru en 2008
119 pages
19 €
ISBN 978-2-203-00775-8

Film réalisé par Martin Scorcese (2010)
avec Leonardo DiCaprio, Mark Ruffalo, Ben Kinglsey

Une fois n'est pas coutume, je suis allée voir le film au cinéma avant de me plonger dans la bande dessinée puis le roman. C'est donc avec les images bien en tête que j'ai attaqué ma lecture qui, comme vous avez pu le constater, m'a tout de même énormément plu, bien que je sois déjà au courant du rebondissement final. 
J'ai beaucoup aimé ce film, même si j'ai préféré l'adaptation graphique de Christian De Metter, beaucoup plus angoissante et adéquate à mon goût. Il faut savoir que je ne porte guère Leonardo DiCaprio dans mon cœur, c'est un acteur que j'ai toujours trouvé surfait et inintéressant. Shutter Island m'a fait revoir mon avis, car j'ai trouvé sa prestation assez convaincante. Bien que le film dure près de 2h20, je ne me suis pas ennuyée, même si j'ai trouvé les scènes où Teddy Daniels rêve de sa femme parfois un peu longuettes.
J'ai encore eu un coup de cœur pour la musique, très sobre et dépouillée, qui m'a beaucoup rappelé celle de Lost. Les images et prises de vues sont soignées, les décors minutieux et recherchés, mais je n'ai pas complètement retrouvé l'atmosphère oppressante du roman ou de la bande dessinée.

25 avril 2011

Le Dahlia Noir, James Ellroy


Le 15 janvier 1947, dans un terrain vague de Los Angeles, est découvert le corps nu et mutilé, sectionné en deux au niveau de la taille, d'une jeune fille de vingt-deux ans : Betty Short, surnommée " le dahlia noir ", par un reporter, à cause de son penchant à se vêtir totalement en noir. Bucky  Bleichert et Lee Blanchard , deux anciens boxeurs devenus flics, mènent une enquête particulièrement difficile.Le Dahlia se fait mystérieux, insaisissable, et de nombreux intérêts sont en jeu. Bucky et Lee jouent avec le feu, au risque de perdre la raison ou de perdre bien plus. La vie ? Les apparences se craquèlent et laissent apparaître les secrets les plus sombres : vie dissolue, secrets de famille, amours clandestines, vengeance... La mort du Dahlia fait éclater la vérité dans toute sa cruauté.
+ Ce roman est inspiré d'un terrible fait réel. Surnommée le "Dahlia Noir" par la presse, la jeune femme mutilée fera la une de toutes les couvertures pendant des semaines. Ce crime agite et émeut l'Amérique entière : comment une si jolie fille peut-être aussi atrocement mutilée ? Qui est l'horrible pervers qui a commis ce crime ? Plus de cinquante ans après, l'affaire du Dahlia Noir est encore un cas d'homicide non résolu, du moins officiellement (de nombreux ouvrages et reportages télévisés ont prétendu affirmer le contraire).
Je n'avais jamais entendu parler de cet homicide avant de m'intéresser au roman de James Ellroy, dont j'avais entendu beaucoup de critiques, positives ou négatives. Par curiosité, j'ai décidé de me plonger dans cet épais récit très sombre et tortueux. Après avoir peiné une petite centaine de pages pour m'habituer au style et me mettre dans l'ambiance, j'ai apprécié cette lecture très psychologique. De prime abord gênée par le style, notamment dans les dialogues (de l'argot de flic/boxeur des années 50, je vous laisse imaginer un peu), j'ai réellement pris plaisir aux échanges des personnages. Ce style permet de créer une atmosphère très particulière et de nous imprégner du quotidien des personnes qui travaillèrent sur ce meurtre. Les personnages créés par Ellroy, notamment Bucky et Lee sont très creusés ; leur passé est dense et complexe, et permet un histoire très riche qui ne tourne pas seulement autour de la résolution de l'homicide.
- Comme je l'ai dis précédemment, j'ai eu beaucoup de mal avec le style au début. Ellroy prend le temps de bien mettre en place le contexte dans lequel a surgit le meurtre, si bien que celui-ci n'intervient qu'après une centaine de pages et que le rythme m'a paru assez lent. Cependant, le plus gros reproche que j'adresse au romancier est d'avoir inextricablement entortillé les histoires des différents protagonistes, et dieu sait combien il sont nombreux. Toutes ces "digressions" sur le passé de chacun et les liens que untel entretient avec untel m'ont plongé dans une grande confusion. Cet impression de fouillis perdure jusqu'au dénouement et j'ai parfois un peu décroché (lire 600 pages en étant extrêmement concentré, c'est utopique, du moins pour ma part). La folie qui gagne peu à peu les personnages, notamment Bucky, m'a laissé la même impression que dans Fight Club, que j'ai adoré, mais sans la résolution finale qui vient éclairer l'ensemble des agissements. J'ai eu constamment le sentiment d'avoir un temps de retard, de ne plus savoir qui trempait dans quelles magouilles et à quel niveau, ce qui est franchement agaçant à la longue.


Le Dahlia Noir, James Ellroy
Éditeur : Rivages
Collection : Rivages noirs
504 pages
9.45 €
ISBN 9782743615871

7/26

Film réalisé par Brian De Palma (2006),
avec Josh Hartnett, Scarlett Johansson, Hilary Swank

Le film a eu l'avantage de me permettre de mettre certains visages sur des noms, donc de mieux comprendre rétrospectivement certains aspects de l'ouvrage. Cependant, il apparaît aussi fouillis que le roman, voire plus car malgré ses deux heures, toutes les péripéties et retournements de situation de sont pas relatés. Brian de Palma ne prend pas le temps d'expliquer clairement les relations qui existent entre Bucky et Lee, et préfère un début in medias res plutôt perturbant pour qui n'aurait pas lu le livre. Ce film a d'ailleurs fait l'objet d'un bon article explicatif : Les films incompréhensibles et nos explications.
De nombreux aspects pourtant prépondérants dans le roman sont laissés de côté comme la fascination et l'obsession de Lee pour le Dahlia ; d'autres ont été complètement modifiés ou simplifiés. Ainsi, la résolution du meurtre est particulièrement rapide et ne met pas en lumière la complexité du complot qui se cachait derrière cet homicide.
Pour résumé, je dirais que ce film est un bon complément au livre mais que seul, il ne représente en rien la complexité et la profondeur du roman d'Ellroy, si ce n'est par son enchevêtrements de personnages et d'histoires.

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