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25 mai 2015

Un océan d'amour (one-shot), Wilfrid Lupano & Grégory Panaccione

Chaque matin, le pêcheur emprunte sa petite embarcation et s'en va travailler en mer. Mais ce matin, c'est lui qui est pêché. Emporté par un chalutier industriel, son canot traverse l'Atlantique. Sur la grève, sa femme attend. Déjà les commères prédisent la mort du pêcheur, mais la vieille sorcière qui lit dans les crêpes l'a vu à Cuba. Convaincue que son homme est toujours vivant, la bigoudène se lance seule dans une mission de sauvetage improbable.

Attention, gros coup de cœur pour cette bande dessinée muette qui se dévore malgré ses quelques 225 pages ! Avant même de l'ouvrir, j'étais déjà emballée. La faute à cette quatrième de couverture en forme d'étiquette alimentaire :


Un peu surprise, amusée et déjà séduite, j'ai plongé dans cette BD comme le vieux pêcheur dont il est question brave la mer tous les matins. Mais ce jour là, une bien mauvaise surprise l'attend : sortant de la brume, un énorme chalutier l'accroche. Le gigantesque filet se coince dans l'hélice de la petite embarcation de notre héros et l'entraîne petit à petit au large. Lorsqu'il parvient à s'en dépêtrer, le bateau est fichu, et notre petit bonhomme se retrouve livré à lui-même, à la dérive, loin de tout rivage... et de sa femme bien aimée. Restée à terre, celle-ci attend son Jules, en vain ! Refusant d'envisager le pire, elle consulte une voyante qui l'envoie retrouver son cher et tendre... à Cuba ! Foi de bigoudène, notre héroïne ne se laissera pas abattre et bravera tous les dangers pour retrouver l'élu de son cœur !

Avec ce road-trip (ou plutôt sea-trip) tendrement loufoque, Lupano et Panacionne réussissent un beau pari : raconter sans parole à la fois le plus beau des amours et les plus tristes des catastrophes écologiques. Car le voyage de notre marin est l'occasion pour les deux compères de sensibiliser le lecteur à des réalités bien sombres : pêche intensive, dégazage sauvage, pollutions diverses... Le tout sans jamais tomber dans la leçon de morale grâce à une grande sensibilité et une pointe d'humour omniprésente qui permet d'équilibrer le récit. La lecture est fluide et très intuitive grâce au style naïf et très expressif de Panaccione.


Vous l'aurez compris, cette bande dessinée est un véritable régal de bout en bout ! La conclusion est tout aussi savoureuse que le reste et l'on ressort de cette lecture vivifiés par cette tendre histoire, mais également plus conscients des changements environnementaux provoqués par l'activité humaine. Plaisant, et intelligent : que demander de plus ? Peut-être la chronique K.BD qui arrivera le dimanche 19 juillet ;)


Un océan d'amour, Wilfrid Lupano & Grégory Panaccione
Éditeur : Delcourt
Collection : Mirages 
Paru en 2014 
224 pages
24.95 €
ISBN978-2-7560-6210-5
One-shot

26 janvier 2015

Real (2), Takehiko Inoue

Takahashi, l'ancien capitaine de Nomiya a été hospitalisé suite à un accident de la circulation. Une terrible nouvelle l'attend: il ne pourra plus marcher.
De son côté, Togawa réintègre l'équipe de handi-basket des Tigers et affronte les Kamikazes. Sa volonté de vaincre suffira-t-elle pour entraîner son équipe vers la victoire? Nomiya, quant à lui, assiste au match de son ancienne équipe, non sans émotion.


Comme Bidib, ma nouvelle collègue K.BD, j'ai trouvé que ce deuxième tome se distinguait du premier par une connexion entre les personnages moins forte. Si cela l'a gênée (moins dynamique, moins prenant) cela n'a pas entaché mon plaisir de lecture. J'ai même trouvé ce tome encore plus frappant que le premier !

Nomiya, le personnage principal, passe au second plan. Le récit s'équilibre entre le passée de Togawa et le présent de Takahashi, à l'hôpital depuis qu'il a été renversé par une voiture. Ce deuxième tome permet donc de faire avancer l'histoire tout en apportant un éclairage approfondi sur l'histoire de Togawa, et l'on comprend mieux ses motivations et son entêtement. Ce tome est extrêmement riche en émotions et j'ai même versé une petite larme pour Takahashi, qui n'est plus que l'ombre de lui-même. Son attitude de jeune coq a disparu et même si l'on éprouvait beaucoup d’antipathie à son égard dans le premier tome, on ne peut s'empêcher d'être très touché par sa grande solitude. Construit en miroir, le récit rapproche l'histoire de Takahashi de celle de Togawa : tous deux au sommet de leur gloire, ils connaissent un événement brutal qui les stoppent dans leur ascension et bouleverse leur vie. On apprend beaucoup sur  les personnages et leur histoire, les difficultés qu'ils ont eu à surmonter et celles qui les attendent. J'ai été complètement accrochée par la puissance du récit et l'universalité des sentiments. 


Le basket n'est pas aussi présent que dans le premier tome et cela confirme mon excellente impression : Real est un manga avant tout humain, où le sport permet d'extérioriser de nombreuses émotions mais ne prend jamais une importance exagérée. L'écriture est profonde, le récit bien construit, et le trait toujours aussi précis et détaillé. En bref, je me suis régalée avec le deuxième tome de cette série que je ne manquerai pas de continuer, et que je recommande à tous autant pour la richesse de ses sujets que pour sa qualité graphique.

Real (2), Takehiko Inoue
Éditeur : Kana
Collection : Big Kana
Paru en 2005
210 pages
8.75 €
ISBN 2-87129-710-X
Tome 1

08 septembre 2014

Real (1), Takehiko Inoue

Nomiya est au lycée. Il se distingue des autres par une coupe afro, une carrure impressionnante et un air nonchalant. Sa passion, c'était le basket-ball, mais il a tout abandonné après l'accident de moto qui a coûté ses jambes à la jeune Natsumi Yamashita. Torturé par la culpabilité, il va lui rendre visite très régulièrement. Un jour, dans un gymnase, Nomiya fait la rencontre d'un basketteur en chaise roulante, Kiyoharu Togawa. D'emblée, celui-ci lui propose un affrontement. Nomiya ne peut laisser passer cette provocation et, petit à petit, cela va réveiller ce qu'il avait enfoui au plus profond de lui !
Waouh !

Le mois de Septembre met à l'honneur Takehiko Inoue sur K.BD ! Une fois n'est pas coutume, j'ai décidé de me lancer dans la lecture d'un manga (je suis même rédactrice de la synthèse, oui oui mesdames !), qui plus est d'un manga sportif. Vous me direz, ça fait deux bonnes raisons qui aurait dû me faire fuir cette lecture, mais nous dirons qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis... puisque j'ai été particulièrement séduite par Real.

Et par le personnage de Nomiya tout d'abord. Adolescent passionné de basket, le traumatisme de son accident de moto le laisse dévasté. Il sèche les cours, adopte un comportement provocateur et n'hésite pas à se battre. Il est finalement renvoyé de son école, sous le regard moqueur de Takahashi, un rival de son club de basket qui se réjouit d'accéder enfin au poste de capitaine de l'équipe. Désœuvré, Nomiya rend régulièrement visite à Natsumi, cette jeune fille qu'il connaissait à peine et qui a perdu l'usage de ses jambes dans l'accident de moto. "Il faut du courage pour aller voir quelqu'un qui ne vous aime pas...". C'est à cette occasion qu'il rencontre Kiyoharu, un basketteur hors-pair en fauteuil roulant. 

En mettant mon nez dans ce manga, je m'imaginais quelque chose à la Olive et Tom : des pages et des pages de terrain interminables, des dialogues minimalistes, des tas de bons sentiments... Real est cependant à l'opposé de ces clichés. Takehiko Inoue met en place une histoire riche et soignée, où le sport est avant tout le prétexte à une histoire profondément humaine, une histoire faite de drames, de déceptions mais également de moments de vie et d'espoir. Si ce premier tome se concentre sur la rencontre entre les deux garçons, on y croise pourtant bien d'autres personnages en toile de fond, et l'on pressent immédiatement que chacun aura son importance. J'ai particulièrement apprécié le fait que tous les protagonistes soit connectés d'une manière ou d'une autre ; cela rend le récit extrêmement prenant et dynamique. J'ai beaucoup aimé le charisme et la personnalité de Nomiya et Kiyoharu qui, quoi que très différents, se ressemblent par bien des côtés : passionnés, déterminés, combatifs, faisant preuve d'une certaine mauvaise foi... 

Les dessins sont à la hauteur du reste. Le trait fin et vif de Takehiko Inoue donne beaucoup d'allant et d'énergie à l'ensemble du récit ; j'ai été très sensible à la qualité des expressions des visages. L'auteur insuffle beaucoup de vitalité à chacun de ses personnages, d'ailleurs tous très reconnaissables. Quel plaisir de s'éloigner des figures et attitudes formatées de certains mangas ! Ce premier tome présente en outre quelques pages en couleur, et des sublimes séparations de chapitres probablement réalisées à l'encre ou à l'aquarelle, devant lesquelles je suis restée en totale admiration. L'ultime petit plus ? Le cahier informatif placé à la fin, qui nous apporte de précieux renseignement sur l'handi-basket, inventée en 1946, discipline désormais la plus populaire aux jeux paralympiques.


Real, c'est avant tout une leçon de vie, et c'est cela qui m'a transportée. Chaque personnage fait face à ses propres défis et obstacles qu'il doit surmonter en se remettant en question chaque jour. Dépasser ses limites, progresser constamment : de belles idées portées par une histoire originale et des illustrations soignées... Il n'en fallait pas plus pour me convaincre de continuer l'aventure

Real (1), Takehiko Inoue
Éditeur : Kana
Collection : Big
Paru en 2005
222 pages
8.75 €
ISBN 2-87129-709-6
D'autres K.BDiens : Bidib / Lunch-Badelel

02 novembre 2013

Freaks Squeele (1) : Étrange université, Florent Maudoux


À la Faculté des Etudes Académiques des Héros, Chance, Xiong Mao et Ombre entament le cursus qui fera d’eux des super-héros aptes à sauver le monde et ses environs. Du moins l’espèrent-ils ! Ces trois nouvelles recrues vont découvrir les joies de la vie universitaire, la concurrence sans pitié entre étudiants, les professeurs sadiques et le stress des examens. Une université pour apprendre à gérer son image et obtenir son permis de super-héros : il fallait y penser !
Waouh !

Je poursuis doucement ma découverte du label 619 d'Ankama avec un titre qu'il n'a désormais plus besoin d'être présenté : 6 albums, trois séries dérivées et une autre en préparation, l'univers de Freaks Squeele fait des émules et séduit toujours autant. Il n'est pas difficile de comprendre l'engouement que cette série suscite lorsque l'on met le nez dans ce premier tome au caractère affirmé et riche en rebondissements.

L'idée n'est pourtant pas spécialement originale puisque l'université pour monstre/héros/sorcier a fait le succès d'histoires telles qu'Harry Potter ou X-Men ; le traitement humoristique et l'indéniable "touche Florent Maudoux" font en revanche de Freaks Squeel une série qui n'a pas de mal à se démarquer et à revisiter les codes du genre avec originalité et fraîcheur.

Les premières pages nous laissent à penser que les "héros" de l'histoire sont une belle bande de losers : Xiong Mao, une jeune femme peu expansive et dépourvue de pouvoirs, Chance, une adolescente enthousiaste et maladroite et Ombre, un loup-garou passé maître dans l'art... de passer inaperçu. Ce trio improbable se retrouve à travailler ensemble lors des travaux de groupes, et quels travaux ! Traquer un monstre ou se saisir d'un maximum de paréos, les épreuves se suivent et ne se déroulent jamais comme prévu...

Ce qui fait à mon sens la force de Freaks Squeele, c'est l'équilibre absolument fascinant qu'a atteint Florent Maudoux dans les mélange des genre : à la fois comics, manga et BD franco-belge, ce titre hybride joue sur tous les tableaux sans faux pas. J'ai apprécié l'utilisation partielle de la couleur (qui n'est pas sans rappeler le très drôle Chosp d'Alessandro Barbucci) qui permet de travailler à des ambiances très différentes. Le trait de Florent Maudoux est clair et précis, extrêmement dynamique (il n'y a qu'à regarder la case ci-dessous !), voire un peu trop : les mouvement trop rapides et les cases trop petites rendent parfois le récit un peu confus.


En dépit de ce petit bémol, Freaks Squeele est une bande dessinée qui m'a beaucoup plu, notamment grâce aux nombreuses références plus ou moins cachées et à l'humour omniprésent qui font de cet album un concentré de bonne humeur que je recommande à tous !

Freaks Squeele (1) : Étrange université,  Florent Maudoux
Éditeur : Ankama
Collection : Label 619
Paru en 2008
131 pages
15.90 €
ISBN 978-2-916739-36-6
D'autres K.BDiens : Zaelle (3) (4) (Rouge) (Funérailles) / Choco

26 mars 2013

Publication K.BD : L'attentat, Dauvillier & Chapron



Et c'est moi qui me suis collée à la synthèse de cette très belle adaptation ! Filez vite découvrir mon monument de rédaction (haha) qui récapitule les avis des copains :)

21 janvier 2013

Un américain en balalade (one shot), Craig Thompson


"Cher Lewis, Nous t'envoyons donc cet américain épris de culture du vieux continent. Il arrive par le train et il en veut. Il vide les frigos, il excite nos enfants, il courtise nos femmes... Je suis néanmoins sûr que tu lui feras un bon accueil. Reçois ma bénédiction." Blutch
La prochaine fois, je m'abstiens...

En février, c'est voyage chez K.BD ! Mais plus que la production finale, ce sont les coulisses qui nous intéressent, et donc le carnet de voyage. Ah, le fameux carnet de voyage... Ni vraiment récit, ni-même parfois vraiment bande dessinée, cet objet hybride au format souvent bâtard est un pari risqué pour nos chers auteurs/illustrateurs.
C'est autour d'Un américain en balade de Craig Thompson que nous développerons le thème du mois, et j'aurais mieux fait de passer mon tour pour ce titre car la lecture a été un total fiasco.

Quoi de plus énervant que de s'apercevoir que l'idée qu'on se faisait d'un auteur est complètement fausse ? Bien sûr, on ne connaît jamais véritablement quelqu'un à travers ses écrits (heureusement d'ailleurs !) mais la déconvenue à rarement été aussi rude. Je me faisais une joie de découvrir plus intiment Craig Thompson et surtout d'appréhender l'état d'esprit qui l'a guidé dans l'écriture du sublime Habibi ; je n'y ai trouvé que tristesse et égocentrisme. Dès le début de l'ouvrage, Thompson s'appesantit excessivement sur son humeur morose et les petits désagréments qu'il rencontre. Hypocondriaque, précieux et obtus son les trois termes qui me viennent spontanément à l'esprit pour décrire la personnalité que j'ai découvert dans ces pages. Foncièrement optimiste, j'ai beaucoup de mal à me montrer compréhensive avec les personnes qui passent leur temps à se plaindre, même si je conçois aisément qu'on puisse avoir des coups de blues et le besoin d'en parler.


J'ai également été dérangée par les atermoiements de Craig Thompson sur son couple, que j'ai trouvés très impudiques et parfois nettement déplacés. Les moments subtils et lumineux qui caractérisent Habibi ou Blankets se révèlent ici bien trop rares et laissent la place à une incessante litanie geignarde : et le souk est bruyant, et la cuisine française est trop lourde, et les rues de Marrakech sont sales... Mais bordel mec, secoue-toi, ouvre les yeux, PROFITE ! Et si tu ne supportes pas de quitter ton petit confort et que voyager est inconfortable, reste chez toi !

Bref, si vous voulez mettre le nez dans ce carnet de voyage, contentez-vous de regarder les illustrations, toujours agréables, et d'apprécier la mise en case sensible, cependant bien loin de sauver ce "carnet de doléances".

Un américain en balalade (one shot), Craig Thompson
Éditeur : Casterman
Collection : Écritures
Paru en 2004
222 pages
13.75 €
ISBN 2-203-39620-2

15 janvier 2013

♫ Happy happy ! ♫


Quelques semaines après mon arrivée dans l'équipe, voici que K.BD fête ses 3 ans.
Coïncidence ? Je ne pense pas ! ^^
 Bref, parce qu'un anniversaire c'est bien joli, mais ça ne change pas la face du monde, K.BD vous propose surtout de contribuer à l'élection du premier Prix K.BD (et peut-être, de remporter une BD) ! C'est pas trop la classe, ça ?
Pour ce faire, rien de plus simple, rendez-vous sur le blog et suivez les instructions !

22 décembre 2012

Livr0ns-n0us sur K.BD !



Le petit papa Noël est passé un peu en avance cette année et m'a apporté... une nouvelle famille ! Des quatre coins de la France, garçons, filles, extra-terrestres ; jeunes, vieux moins jeunes ; plutôt comics, plutôt franco-belges ou plutôt mangas, K.BD c'est surtout une équipe d'amoureux de la BD sous toutes ses formes, dont le pari est de vous livrer des chroniques hebdomadaires à plusieurs mains. Me voici donc la petite dernière de cette épopée... Rendez-vous là-bas pour de nouvelles aventures ! :)


17 octobre 2009

Les sous-sols du Révolu : Extraits du journal d'un expert, Marc-Antoine Mathieu

Dans le quartier sud de l'ancien centre de la cité, entre le boulevard réformé et la petite fontaine, s'étale sans vergogne la grande esplanade du musée. Le musée du Révolu, c'est ainsi qu'on le nomme couramment. Mais certains l'appellent "le voulu démesuré", d'autres " l'œuvre du muselé", ou encore " le seul mou du rêve"...On dit que tous ces noms sont des anagrammes du véritable nom du musée, qui aurait été oublié.
Coup de cœur !

☼ Scénario : après De Crécy et son sublime Période Glaciaire, c'est au tour de Marc-Antoine Mathieu de s'atteler à ce musée mythique qu'est le Louvre. Et bien je dois dire que c'est une réussite ! Cela ne m'étonne pas compte tenu de la qualité des ouvrages de cet auteur... une fois de plus, Marc-Antoine Mathieu nous entraîne dans un dédale mi-philosophique, mi-onirique comme lui seul sait si bien le faire. Nous suivons "le Volumeur", cet étrange personnage dont le travail est de "quantifier" à travers les méandres des sous-sols du Louvre... et les découvertes sont surprenantes. Ici, une salle consacrée aux moules des statues, entassés là depuis si longtemps qu'ils se sont mêlés aux fondations. Là encore, l'atelier de restauration, plongé dans des ténèbres éternelles. Par ici, le département des copies, où l'on entrepose les copies des copies des copies... Tout est sujet à réflexion ; chaque page est un miroir de l'esprit humain et de ses contradictions ou de ses éclairs de génie.
☼ Dessin : le trait très géométrique des personnages et du musée contraste de façon plaisante et harmonieuse avec les passage où l'on voit des reproductions de tableaux. Les perspectives sont excellentes. Tout est dans le détail...
☼ Couleurs : entièrement en noir et blanc et nuances de gris, cette bande dessinée table énormément sur les jeux d'ombre et de lumière, très réussis.


+ Un format carré agréable qui permet une fois de plus à Marc-Antoine Mathieu de jouer avec la mise en case.
- Un dessin un peu spécial qui pourrait refroidir certains lecteurs.

Commentaire général : un sujet original, et une bande dessinée aussi réussie que Période Glaciaire. Foncez !

Les sous-sols du Révolu : Extraits du journal d'un expert, Marc-Antoine Mathieu
Éditeur : Futuropolis & Louvre Éditions
Paru en 2006
60 pages
16 €
One shot
ISBN 2-7548-0050-6

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